L’examen de la tempête de verglas devrait être public, externe et indépendant

Communiqué

Le 20 février 2017

L’examen de la tempête de verglas devrait être public, externe et indépendant

Blaine Higgs, chef de l’opposition, appuie un nouveau processus pour des examens publics externes et indépendants des réponses  du gouvernement suite aux événements météorologiques importants, à commencer par la tempête de verglas du mois de janvier.

Un nombre croissant de Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises, dont des résidents touchés par le verglas, ont exprimé leur manque de foi dans l’examen interne que le premier ministre Brian Gallant a proposé et refusé de modifier, malgré les demandes répétées de l’Opposition officielle. Le modèle choisi par le premier ministre lui donne un contrôle total sur tout examen.

M. Higgs a offert au premier ministre l’appui de l’opposition pour un examen externe multipartite, mais il affirme qu’un processus d’examen indépendant, comme celui qui s’est produit au Québec après la tempête de verglas de 1998, a son appui. Le chef de l’opposition a déclaré qu’il est important pour le public de croire que tout examen sera complet, ouvert et honnête et sera libre de toute influence indue de la part du gouvernement ou de la politique.

« Je crois que les résidents touchés et l’opposition ont le même souci quand il s’agit d’un examen dirigé par le Conseil exécutif, ce dernier répondant au premier ministre. Ce n’est pas un bureau indépendant, donc cela ne peut pas être un examen indépendant. »

On a déjà allégué que le gouvernement Gallant avait utilisé son influence sur le Conseil exécutif pour s’ingérer dans un examen. Le rapport initial de la vérificatrice générale sur l’affaire ATCON, publié en mars 2015 et appuyé par un avis juridique d’expert, a suggéré que le ministre Victor Boudreau n’avait pas le pouvoir délégué le statut de créancier privilégié du Nouveau-Brunswick à la Banque de la Nouvelle-Écosse. Le Conseil exécutif a rejeté sa conclusion.

« J’ai demandé au premier ministre, au cours de la période des questions, ce qui aurait été différent si le Conseil exécutif n’avait pas été en désaccord avec notre vérificatrice générale. Il n’a pas répondu. Dans ce cas, le Conseil exécutif s’est retrouvé à examiner un incident qui avait coûté beaucoup d’argent aux Néo-Brunswickois. C’était déjà beaucoup. Dans le cas de la tempête de verglas, il est question d’un examen qui pourrait coûter la vie aux Néo-Brunswickois si les décisions ne sont pas prises. De plus, les recommandations devraient être clairement formulées au moyen d’éléments, pouvant faire l’objet d’actions pour nous assurer que nous améliorons nos capacités à l’avenir. »

Le chef de l’opposition a dit qu’il est regrettable que le gouvernement ait ajourné l’Assemblée législative pendant un mois, ce qui signifie que le premier ministre Gallant évitera la période de questions où il pourrait être poussé à réclamer une révision publique indépendant et externe.

 

  • 30 –