Commentaire – Ross Wetmore

Blaine Higgs, le chef de l’opposition progressiste-conservatrice, a réclamé la démission du premier ministre Gallant pour son implication dans le scandale de l’impôt foncier toujours en cours. Lundi, nous avons appris que le premier ministre a ordonné que le déploiement du nouveau programme d’évaluation soit effectué en un an plutôt que trois ou quatre. Cela faisait suite à trois semaines de questions dans la législature et une autre semaine de couverture médiatique.

Le 30 mars, le premier ministre a été demandé dans une mêlée de presse si son bureau était impliqué dans la décision de précipiter le déploiement et sa réponse était : « Cela pourrait être le cas, je ne suis pas au courant. »

Le 6 avril, le premier ministre a convoqué une conférence de presse en fin d’après-midi pendant laquelle il a déclaré : « Nous ne sommes pas intervenus et nous n’avons pas renversé leur décision (Service NB) d’aller de l’avant. »

Les rapports des médias lundi suggèrent que le premier ministre était effectivement au courant et la décision d’aller de l’avant était en réponse à sa demande.

Le premier ministre et son gouvernement gardent maintenant le silence sur cette question, se cachant derrière le principe qu’une enquête est en cours et qu’ils ne feront pas de commentaires publics jusqu’à ce que les résultats soient révélés en août.

Mercredi, Blaine Higgs a été questionné lors d’une mêlée de presse et a expliqué pourquoi une enquête sous la direction du gouvernement Gallant suivi d’un rapport des conclusions présenté au gouvernement Gallant est totalement inacceptable.

Le chef de l’opposition a indiqué qu’il ne connaissait pas le juge Robertson, celui qui a été désigné responsable de l’enquête, mais qu’il comprenait que ce juge avait une bonne réputation et une grande crédibilité. Il a poursuivi en suggérant que le gouvernement emprunte la réputation et la crédibilité du juge Robertson pour masquer un processus d’enquête biaisé.

Blaine Higgs a fait référence au rapport d’ATCON de la vérificatrice générale de mars 2015 comme un exemple d’ingérence de la part du gouvernement Gallant dans un rapport prétendument indépendant. Dans ce rapport, le Conseil exécutif, dirigé par le premier ministre Gallant, n’était pas d’accord avec ses conclusions qui étaient appuyées par un avis d’expert juridique que Victor Boudreau agissait hors de son autorité lorsqu’il a accordé à la Banque Scotia un crédit de 50 millions de dollars provenant des contribuables.

Il y a deux choses que les Néo-Brunswickois devraient savoir, tant que ce scandale continue à croître et s’aggraver. ¸

1)Le délai d’appel pour votre évaluation d’impôt foncier a été prolongé jusqu’au 1er août. La date limite était le 31 mars, mais elle a maintenant été prolongée alors que Blaine Higgs a conseillé au premier ministre Gallant de faire pendant trois semaines à l’Assemblée législative.

2)Le formulaire jaune inclus dans votre documentation d’impôt foncier n’est PAS votre formulaire d’appel. La demande d’appel se trouve sur la page d’évaluation blanche. L’inclusion de ce formulaire jaune a causé beaucoup de confusion et les députés de l’opposition entendent encore parler qui ont envoyé ce formulaire jaune croyant avoir fait appel pour leur évaluation.

Nous continuerons de faire tout notre possible pour faire connaître ces deux faits, car le gouvernement a refusé de lancer une campagne publicitaire pour conseiller aux Néo-Brunswickois du délai prolongé ou de la confusion concernant les formulaires jaunes. En fait, une visite sur le site web du gouvernement montrera que rien n’est publié sur le délai d’appel prolongé.

L’opposition officielle continuera de recueillir des histoires de victimes du scandale des impôts fonciers et de faire pression sur le premier ministre afin qu’il confesse une fois pour toutes son implication et afin de permettre une véritable enquête publique, indépendante et externe sur tout le débâcle, sans être affaiblie par l’ingérence et l’interférence du gouvernement.