Commentaire au sujet des petites entreprises

Commentaire au sujet des petites entreprises – Kirk MacDonald

Un homme d’affaires m’a dit qu’on se lance en affaires pour trois raisons: gagner un peu d’argent, s’amuser un peu et donner des emplois à quelques personnes.

Les petites entreprises du Nouveau-Brunswick sont les principaux employeurs de la province. Leur compétence, leur éthique de travail, leurs produits et services sont incomparables. Cependant, les actions (et inactions) du gouvernement Gallant entraînent les entrepreneurs à remettre en question leur décision de s’installer dans notre province.

La hausse des impôts fonciers, l’augmentation de la TVH, l’augmentation des frais de santé, de sécurité et de rémunération en milieu de travail (plus de 50% au cours des deux dernières années) et l’augmentation des coûts de la main-d’œuvre et de l’électricité ont tous créé une tempête parfaite qui a réduit la capacité des entreprises du Nouveau-Brunswick d’être concurrentielles.

Au Nouveau-Brunswick, les possibilités d’emploi n’ont pas augmenté de façon significative, car les gens d’affaires de notre province sont incertains que les pertes financières engendrées par Brian Gallant sont terminées.

Les taxes sur le carbone continuent de planer à l’horizon sans que l’on sache comment le Nouveau-Brunswick sera affecté.

À ce jour, il semble maintenant que tous les premiers ministres provinciaux canadiens, sauf un, ont parlé des réformes fiscales fédérales proposées, qui affecteront les petites entreprises. Le premier ministre Gallant est resté muet sur cette modification fiscale fédérale, qui a déclenché une tempête de protestations des propriétaires de petites entreprises à travers le pays.

Le 27 septembre, les quatre chefs des oppositions progressistes-conservatrices de l’Atlantique ont demandé aux quatre premiers ministres libéraux de la région de défendre les Canadiens de l’Atlantique et de condamner les changements fiscaux injustes des libéraux d’Ottawa qui attaquent les propriétaires de petites entreprises, les entrepreneurs, les agriculteurs, les médecins et les familles. Comme je l’ai mentionné, seul le premier ministre du Nouveau-Brunswick est resté silencieux.

Les changements fiscaux proposés auront des répercussions variables sur les petites entreprises, mais tout homme d’affaires qui a investi dans la planification fiscale et la planification de la relève se verra renvoyer à la planche à dessin et devra investir plus de temps et d’argent pour élaborer un nouveau plan.

Dans le cas des agriculteurs, les changements proposés frisent le ridicule. Les réformes suggérées ignorent complètement le travail manuel d’une famille d’agriculteurs.

La proposition signale que vendre une ferme à quelqu’un en dehors de la famille est financièrement préférable au lieu de garder la ferme dans la famille. Nous avons un gros problème, dont une partie est un premier ministre qui refuse de défendre les Néo-Brunswickois et qui ne connaît pas les pratiques commerciales.

Une entreprise efficace a besoin de faire croître ses ventes, de réduire ses coûts d’exploitation et d’augmenter la rotation de ses stocks. Le manque de compréhension de Brian Gallant à l’égard des entreprises devrait être une cause de préoccupation pour tous les Néo-Brunswickois.

La croissance des ventes et la gestion des stocks sont la responsabilité des gens d’affaires, et ils sont prêts à faire leur part, mais la province a un rôle à jouer lorsqu’il s’agit de maintenir des coûts d’exploitation réduits.

Rendons les petites entreprises du Nouveau-Brunswick rentables, et les possibilités d’emploi augmenteront pour le mieux-être de tous les Néo-Brunswickois.

KIRK MACDONALD est le député de Fredericton-York et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement économique.